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Scope
 
Scope
À partir de 1906, le Québec voit surgir plusieurs salles dont le nom se termine invariablement par « scope » : Ouimetoscope, Nationoscope, Duluthoscope, etc. Une sorte de convention choisie par plusieurs propriétaires de salles de vues animées pour indiquer qu’on y présente du cinéma. Il s’agit souvent d’anciens théâtres ou d’autres lieux de divertissement populaire que l’on a transformé en cinéma. Signe de reconnaissance, les journalistes vont bientôt n’utiliser que le suffixe « scope » pour désigner les salles elles-mêmes, alors que les anglophones inventent le terme nickelodeon, car le prix d’entrée est de 5¢.
À Montréal, la première salle construite spécifiquement pour le cinéma est le Nationoscope. Dans les mois qui suivent, les principales villes du Québec vont s’équiper à leur tour de salles essentiellement consacrées aux vues animées. Leur aménagement intérieur est fort simple : bancs de bois, décoration minimale, balcon droit ou en fer à cheval. Leur capacité varie entre 250 et 1 200 places. Généralement plus profondes que larges, ces salles n’offrent pas une excellente visibilité dans les dernières rangées, d’autant plus que l’écran fait au plus 8 m de largeur et que la puissance lumineuse du projecteur n’est pas toujours à la hauteur. En outre, dans bien des cas, la sécurité laisse à désirer . Entre 1906 et 1914, le Québec comptera une centaine de salles en opération à un moment ou à un autre.
 
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Bioscope en l'an 1900
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