Ouimet, Léo-Ernest
 
Voici un homme d’action et de vision. Pionnier des vues animées, ce défricheur est la figure de proue de l’histoire du cinéma au Québec. Lorsqu’il ouvre en 1906 le premier vrai cinéma de Montréal, le Ouimetoscope, Léo-Ernest Ouimet est à la fois distributeur, producteur, réalisateur et exploitant de salle. Il tourne alors des actualités qu’il présente dans ses salles en complément des autres films qu’il importe. Grâce à lui, les Québécois se voient désormais à l’écran. Il envoie ses opérateurs filmer L’incendie de Trois-Rivières (1908), Les fêtes du Tricentenaire de Québec (1908) ou encore Le congrès eucharistique de Montréal (1910).
Mais cela ne fait pas l’affaire des Américains et de l’ Église catholique qui lui font obstacle et le ruinent. Acharné, Ouimet revient à la distribution et à la production au cours de la Première Guerre mondiale. Malgré un contexte difficile, il se laisse tenter par le long métrage et tourne une comédie, Le feu qui brûle (1918). Mais il ne peut faire face à la concurrence. Il tente alors sa chance aux États-Unis avec un autre long métrage, Why Get Married?, mais là encore, c’est l’échec. Durant les années 1930, il revient à la distribution et à l’exploitation. Malheureusement, l’entreprise une fois de plus tourne court. Enfin, à partir de 1937, et pendant vingt ans, Ouimet exercera un métier alimentaire. Il faut croire que cet homme d’envergure avait un esprit trop novateur pour son temps. Même si ses films ne nous sont presque pas parvenus, son nom brille malgré tout au panthéon du cinéma québécois.
 
 
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Bioscope en l'an 1900
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Pour en savoir plus
Bélanger, Léon H. 1978. Les Ouimetoscopes : Léo-Ernest Ouimet et les débuts du cinéma québécois. Montréal : VLB.